Publié dans Politique

Jean André Soja dit « Kaleta » - « Halte à la cause côtière, nous sommes tous des Malagasy »

Publié le mercredi, 19 avril 2023
Jean André Soja dit « Kaleta » - « Halte à la cause côtière, nous sommes tous des Malagasy » Crédit photo Facebook

Sortie médiatique, hier, sur la station de télévision privée TV plus, de Jean André Soja dit « Kaleta », président du parti « Liaraiky » et non moins conseiller spécial du Président de la République chargé des affaires politiques. Une occasion pour l’homme politique d’aborder les sujets d’actualité qui dominent cette période préélectorale.
A la question de savoir si le récent déplacement présidentiel à Ambositra, flanqué de plus de 80 députés, est une démonstration de force, l’ancien sénateur de répondre qu’ « à chacun son interprétation. Pour ma part, il s’agit de la preuve que Andry Nirina Rajoelina est un rassembleur », fustigeant dans la foulée certaines personnalités politiques qui font de la cause côtière leur cheval de bataille.
Sollicité à donner son avis sur le cas des députés élus sous les couleurs de l’IRD mais qui sont passés dans le camp d’un potentiel candidat à la future élection présidentielle, Jean André Soja d’estimer qu’il s’agit d’une provocation, voire d’un piège. Selon lui, ces transfuges poussent la majorité au pouvoir à enclencher la procédure de déchéance à leur encontre. « Nous ne le ferons pas », déclare Kaleta. Et lui d’égratigner au passage  le presque déclaré candidat-président suscité. « Il veut être à la tête du pays et pourtant, il ne respecte même pas l’engagement qu’il a signé », ironise-t-il. Allusion au député Siteny Andrianasoloniaiko, élu sous les couleurs de l’IRD et qui est cependant le chef de file de ce mouvement de retournement de veste.
Balayant d’un revers de main la revendication d’une table ronde (concertation nationale ?) émise par les membres  l’Opposition, Kaleta d’inviter plutôt ces derniers à conscientiser leurs partisans à s’inscrire sur la liste électorale tout en leur demandant à être de (futurs) bon perdants.  « A l’image d’un judoka qui, lorsque le combat est terminé et qu’il est battu, salue son adversaire », illustre-t-il. Celui à qui s’adresse le message se reconnaîtra.
Sur un tout autre plan, à la question de savoir si l’actuel Chef de l’Etat a la volonté de prendre les mesures qui s’imposent contre les auteurs de corruption et autres gabegies, à l’origine du pillage des ressources naturelles du pays, l’ancien sénateur de signaler que le ministère de la Justice a connu, durant l’actuel mandat présidentiel, pas moins de 5 ministres, dont la dernière en date est une femme. Et lui d’expliquer que ce turn-over relativement élevé traduit bien la volonté de Andry Nirina Rajoelina de lutter contre la corruption.
En guise de mot de la fin, le conseiller spécial du Président de la République chargé des affaires politiques de réitérer que la notion de cause côtière ne devrait plus s’inviter dans les débats. « Nous sommes tous des Malagasy », tonne le politicien. A l’adresse des transfuges orange qui ont rejoint le mouvement « jaune », l’ancien sénateur est clair : « C’est à eux de démissionner ».
Propos recueillis par Hery M.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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